MES CHATS

Nephtys

Nephtys est la soeur inséparable d'Isis.

Déesse anthropomorphe, on la voit parfois représentée avec des ailes le long des bras.

Elle porte sur la tête le hiéroglyphe de son nom.

Elle est vêtue de la robe fourreau des déesses. Lorsqu'elle apparaît dans sa fonction de pleureuse, ses cheveux sont couverts du cache perruque.

Elle n'a ni animal sacré, ni culte personnel, comme les dieux qui personnifient un concept abstrait. Nephtys est une incarnation des forces divines. Le plus souvent, on la voit accompagnée de sa soeur Isis. Cependant, il ne faut pas faire de cette déesse un simple reflet, un peu pâlot, de la Grande Déesse.

 Nephtys a sa place dans la cosmogonie héliopolitaine, comme dernier enfant de Geb et de Nout. Elle est la soeur d'Isis, d'Osiris, de Seth et d'Horus l'Ancien. Elle s'inscrit comme une héroïne active dans le mythe d'Osiris, où elle prend sa défense contre Seth qui est pourtant son frère et son époux. C'est elle qui aide Isis à retrouver le corps et à le momifier.

Elle est, comme les autres enfants de Nout, "un enfant du désordre " et un des cinq jours épagomènes, ces jours hors du calendrier que les Egyptiens ont ajoutés aux 360 jours de l'année. On considère parfois qu'Anubis est le fils d'Osiris et de Nephtys. Mais on dit aussi la déesse stérile. Nephtys aide à l'accouchement avec Isis, Héket, Hathor.

 Dans le "Texte des Pyramides ", Isis et Nephtys sont les deux barques solaires sur lesquelles le soleil circule. Ailleurs, elles sont aussi les deux tours des pylônes entre lesquels le soleil se lève et qui gardent l'accès des temples.

Nephtys recevait un culte à Kômir, aux côtés d'Anoukis.

 

HISTOIRE DE  NEPHTYS

L'Égyptien de l'antiquité voyait son monde comme une boîte fermée. Au nord se trouvait le "Grand Vert", à savoir la mer, au sud la Cataracte, à l'ouest le désert de Libye et à l'est le Sinaï et les montagnes d'Arabie.

Au-dessus se trouvait le ciel, dessous la terre. Le ciel reposait sur quatre grandes montagnes, ou piliers, situées aux quatre points cardinaux, et c'était la déesse Mère Nout [nùt] qui soutenait les corps célestes.

Les deux plus anciens cultes de l'Égypte étaient le culte du soleil et de la nature. Le premier avait pour protagoniste le dieu-soleil Amon-Râ le Créateur, le second Osiris. Tous les jours Amon-Râ traverse le ciel sur sa barque. Lorsqu'il achève sa course et pénètre sous terre, Thot, le dieu-lune prend sa place.

Amon-Râ eut quatre enfants : Shou, dieu de l'air, Tefnout, dieu de l'humidité, Geb dieu de la terre et Nout déesse du ciel.

Nout, déesse du ciel, et Geb, dieu de la terre, eurent à leur tour quatre enfants.

C'étaient des dieux de la nature : Osiris, Iris, Seth et Nephtys.

Osiris et Iris eurent un fils, Horus.

Lorsque Horus fut grand et suffisamment fort, il vengea la mort de son père, tué par Seth.

A la recherche de Seth, le meurtrier de son père, Horus voyagea longtemps, affrontant d'innombrables dangers : il fut le protagoniste de maintes aventures, toutes narrées par les mythes.

C'est ainsi qu'Horus monta sur le trône terrestre d'Osiris, son père, et devint le pharaon lui-même. Ses successeurs en furent la réincarnation.

Les traditions préhistoriques du culte local des animaux survécurent dans la religion.

Dans le Fayoum et à Kom Ombo, on adorait le dieu-crocodile Sobek ; à Oxyrhynchos on adorait le poisson oxyrhynque du Nil.

Les cultes de chiens, de chats et d'ichneumons subsistèrent localement jusqu'à l'arrivée du christianisme.

Amon était la divinité suprême, assimilée au soleil. Il fut représenté sous aspect humain avec deux hautes plumes sur la tête, et parfois avec une tête de bélier.

Bastet était la déesse de la joie et de la chaleur du soleil.Elle est représentée comme une lionne ou une chatte.

Hathor [àtor] était la déesse de la musique et de l'amour. Elle était aussi la nourrice du souverain. Elle peut avoir l'aspect d'une femme à tête de vache ou encore d’une femme avec des cornes et des oreilles de vache, entre lesquelles on voit le disque solaire.

Horus se présente comme un faucon, ou encore comme un homme à tête de faucon. Il est considéré comme le fils de Osiris et d'Isis. Il présidait à l'observance des rites et des lois, et le pharaon était son incarnation sur terre.

Isis est la protectrice du bien-être, des naissances, des navigateurs et de l'État. Lorsque son époux Osiris fut tué et démembré par son frère Seth, elle réussit à le ressusciter et parvint ainsi à concevoir avec lui Horus. Elle est représentée comme une femme portant le disque solaire entre deux cornes de bœuf sur la tête.

Nout (nut) est la divinité du ciel. Elle est représentée arquée, reposant sur la terre par les mains et les pieds.

Osiris est le dieu de la végétation. A l'origine, il avait été un roi humain, celui qui avait apporté la civilisation en Égypte. Il est représenté avec l'aspect d'une momie. Il porte les attributs royaux, le sceptre, le fouet et la couronne flanquée de plumes.

La légende osirienne

Elle peut se résumer ainsi: devenu roi d'Égypte à la mort de son père Geb, Osiris répandit le bien et enseigna aux hommes la culture et le respect des lois et des dieux. Seth, le frère d'Osiris, devint jaloux de sa gloire et complota contre lui. L'ayant invité à dîner, Seth enferma Osiris dans un coffre qu'il jeta au Nil. Isis, l'épouse d'Osiris, se mit alors en quête du cadavre de son mari, le retrouva dans le port phénicien de Byblos et le ramena en Égypte. Mais Seth découvre la cachette et découpe le cadavre en quatorze morceaux, qu'il disperse à travers le pays. La quête d'Isis reprend: patiemment, elle récupère les parties du corps d'Osiris et, avec l'aide de sa sœur Nephtys, elle tente de lui redonner la vie. À ce moment-là, elle conçoit Horus, le fils d'Osiris. Horus vengera son père en combattant Seth lors d'une lutte terrible.

Chaque année, on célébrait Osiris à Abydos; certaines fêtes publiques évoquaient un épisode de la légende osirienne. D'autres, plus secrètes, se déroulaient dans le temple et associaient la résurrection d'Osiris à celle de la végétation, renaissante après la crue. Transmise par Plutarque dans son Isis et Osiris, la légende osirienne à connu une grande faveur auprès des Grecs et des Romains, qui élevèrent de nombreux sanctuaires à ces deux divinités. L'iconographie représente toujours Osiris sous les mêmes traits: moulé dans un habit blanc, les bras croisés sur la poitrine, tenant un sceptre et un fouet; coiffée de la couronne de Haute-Égypte et encadrée par deux plumes, sa tête, de couleur verte, porte une longue barbe tressée. Dieu de la végétation, souverain du monde de l'éternité, héros très humain d'une légende qui a ravi les cœurs, Osiris est sûrement l'un des dieux les plus connus de l'Égypte antique.

PHILAE(île de)

(en Egypte. anc. Pilak). Ile du Nil, au sud d'Assouan, qui abritait des temples de l’Egypte pharaonique (temple d'Isis, 380-342 av. J.-C.) et des monuments gréco-romains. Avant l'édification du haut barrage d'Assouan, qui a définitivement noyé l'île, ces monuments ont été déplacés sur l'île d'Agilka située à 300 m de Philae et en permanence hors de l'eau.

PHAROS (île de)

GÉOGR. ANC. Île au large d'Alexandrie d'Égypte, que Ptolémée II Philadelphe relia au port par un môle de 1 300 m de long et sur lequel il fit ériger (v. 299-279) une tour de marbre blanc de plus de 100 m de haut. Cette œuvre de Sostrate de Cnide était considérée par les Anciens comme l'une des Sept Merveilles du monde. Utilisée d'abord pour le décompte des bateaux, elle servit ensuite de phare et fut détruite au début du XIVe s.

PHARAÔ (pharaon)

masc. (gr. pharaô, de l'anc. Egypte. per-aâ “la grande demeure, le palais”). Titre porté par les anciens rois d’Egypte.

pharaonien, ienne ou pharaonique

adj. Relatif aux pharaons et à leur époque.

PHENIX

[feniks] n. masc. MYTH. Chez les Égyptiens, oiseau lié au culte du Soleil, dont il était l'image. Les Grecs, reprenant le mythe, firent du phénix, appelé boïnou chez les Égyptiens, un oiseau fabuleux qui, consumé dans les flammes, renaissait de ses cendres. / Fig. (et souvent iron.) Personne qui a une intelligence, des capacités exceptionnelles. Il se prend pour un phénix.

LUDIM

Race dominante

SAQQARAH

Village d'Égypte, à 28 km au sud du Caire, sur la rive gauche du Nil, qui a donné son nom à la nécropole de l'ancienne Memphis. La nécropole de Saqqarah, la plus vaste d'Égypte (elle s'étend sur 7 à 8 km), groupe en fait plusieurs types de tombes, s'échelonnant de l'Ancien Empire à l'époque ptolémaïque: au nord, les tombeaux en briques crues de la Ire dynastie, puis le complexe funéraire de Djoser, fondateur de la IIIe dynastie, construit par l'architecte Imhotep (v. 2650 av. Jesus Christ), vaste ensemble monumental avec son enceinte, sa pyramide à degrés, ses cours, ses temples, ses autels et ses dépendances. La nécropole comprend encore les pyramides des Ve et VIe dynasties, ornées des premiers textes funéraires (pyramides des pharaons Ounas, Ouserkaf et Teti, ainsi que l'ensemble resté inachevé de Sekhem-Khet, le successeur de Djoser), et, tout autour, les mastabas des épouses et des dignitaires (Ti, Mererouka, Méhou, Ptahhotep). La nécropole de Saqqarah-Sud comprend elle-même plusieurs pyramides arasées de l'Ancien et du Moyen Empire. Le site de Saqqarah abrite aussi des chapelles funéraires du Nouvel Empire, des sépultures saïtes et perses enfouies dans de vastes puits, le Serapeum de l'époque hellénistique et les ruines du couvent copte de Saint-Jérémie (Ve s. apr. Jesus Christ).

THOT

Thot, le dieu de la sagesse

(ou Djehouti). Divinité de l'Égypte ancienne. Dieu du savoir et de la sagesse, adoré comme l'inventeur de l'écriture, des mathématiques et du calendrier, on lui attribuait tout un ensemble d'ouvrages qui constituaient l'encyclopédie religieuse et scientifique de l'Égypte antique. Il était le patron des scribes et le scribe des dieux et, donc, le greffier divin du Tribunal des morts. C'est lui aussi qui notait le nom du nouveau pharaon sur les feuilles de l'arbre sacré d'Héliopolis. Également patron des magiciens et des médecins, il fut associé à la Lune. Dans le mythe d'Osiris, Thot est le conseiller d'Osiris et, après la mort de celui-ci, le protecteur d'Horus et il aide à la résurrection du dieu.

Il était souvent représenté comme un homme à tête d'ibis ou de babouin, ses animaux sacrés, ou simplement comme un babouin assis à côté d'un scribe au travail.

Peut-être originaire du Delta, il s'installa à Hermopolis qui devint son principal lieu de culte, et où ont été retrouvées de vastes nécropoles des animaux qui lui étaient consacrés. Il fut identifié par les Grecs à Hermès.

Représenté d'abord sous la forme d'un ibis le dieu lunaire d'Hermopolis, dans le Delta, prend l'aspect d'un babouin et épouse la déesse de l'écriture, Shesat.
Secrétaire d'Osiris et maître de la pensée théologique, il recense les péchés de chaque défunt, il est le comptable des âmes.

A partir de l'époque héllénistique (330 av. J.-C.), Thot le magicien est identifié à Hermès et devient la sources de toutes les spéculations ésotériques.

 

Thot sous forme de cynocéphale,

Musée du Louvre

 

 

TAÏA ou TIY

Tête d'une statuette de la reine Tiy épouse Aménophis III et mère d'Akhenaton. En dépit de sa taille réduite, elle donne l'impression d'avoir affaire à une femme d'une intelligence vive, une reine qui a su peser dans les décisions politiques de son temps

Originaire de la cité d'Akhmin, Tiyi n'est pas de sang royal mais appartient à la haute noblesse, lorsqu'elle épouse Aménophis III. Jusqu'à la mort du pharaon, elle sera la seule à porter le titre de "grande épouse royale" malgré plusieurs autres mariages diplomatiques du monarque.

Elle est associée à toutes les manifestations officielles et religieuses du royaume, et bénéficie souvent des mêmes privilèges que le souverain. Très proche de son époux, on peut dire qu'ils font l'Égypte ensemble.

Femme de caractère, elle influence de manière certaine la politique étrangère. Son nom fut retrouvé gravé dans des pays lointains .La reine donnera six enfants à pharaon: deux fils (dont le futur Akhénaton)et quatre filles (dont deux seront reines).

Quand Aménophis III disparaît, Tiyi assure la régence, Aménophis IV étant encore trop jeune.

C'est, semble-t-il, pendant cette période de régence qu'apparaît la prédominance du culte d'Aton sur celui Amon-Rê. La reine a probablement influencé son fils et lui a inculqué la méfiance à l'égard du clergé tout puissant. Elle joua un rôle important dans les affaires de l'Égypte, particulièrement dans la diplomatie ou elle conseillait constamment le roi.

Ce fut une grande reine fort influente, élégante et raffiné. Elle lança la mode des vêtements plissés et des perruques nattées encadrant le buste.

De cette union naquirent Aménophis IV et cinq filles dont Satamon que le roi devait épousé également en tant que grande épouse royale.

Tiyi fut une reine aimée de ses sujets puisque son culte se perpétua bien après sa mort ....